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| Bulletin sur la prÉvention et rÉduction de la violence armÉe | Numéro 14, Octobre 2010 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Thème principal de ce numéro: La réduction de la violence dans la perspective de la santé publique | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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Dans le monde entier, les professionnels de la santé ainsi que leurs institutions et leurs réseaux mobilisent leurs efforts en vue de prévenir et de réduire la violence. Ces acteurs contribuent partout à la réduction de la violence dans les communautés, grâce aux ressources uniques, aux outils et aux connaissances du terrain dont ils disposent, ainsi qu'à leur image publique non partisane et à leurs réseaux mondiaux. |
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| Plaidoyer | Quantification et recherche | Programmes | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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| Plaidoyer | ![]() |
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A ce jour, la Déclaration de Genève a été adoptée officiellement par 108 pays, le Luxembourg étant le plus récent à y adhérer. En adhérant à la Déclaration de Genève, les Etats doivent s'engager à mettre tout en œuvre pour aboutir, à l'horizon 2015 à une réduction quantifiable de la violence armée. L'adhésion signifie aussi que les Etats doivent faire preuve de transparence et d'ouverture en ce qui concerne la nature et la gravité de la violence armée sur leur territoire. |
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Des professionnels de la santé traitent de la violence armée au 19ème Congrès mondial de l'Association internationale des médecins pour la prévention de la guerre nucléaire (IPPWN) à Bâle, Suisse |
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Plus de 700 professionnels de la santé venus de plus de 50 pays se sont réunis à Bâle, en Suisse, à l'occasion du 19ème Congrès international de l'Association internationale des médecins pour la prévention de la guerre nucléaire - IPPNW) du 27 au 29 août, pour traiter les effets sur la santé des guerres, nucléaire et conventionnelle, et de la violence armée. Des membres actifs du Programme de l'association "Aiming for prévention" (Rechercher la prévention), qui travaillent à la réduction du nombre des blessés et des morts causés par la violence armée, ont organisé un certain nombre de séances destinées à la formation et à l'élaboration de stratégies en vue d'accroître les capacités de la campagne au niveau mondial. Pour répondre notamment à l'appel de la Déclaration de Genève (DG), qui demande la quantification et la surveillance des blessures et des décès dus à la violence armée, et créer des programmes concrets sur le terrain, où le progrès se mesure en vies sauvées et en moyens d'existence. Pour traduire les données récoltées en initiatives visant à trouver des politiques de promotion de la santé, une séance plénière a commencé par la projection du film Faces of Violence produit par des collaborateurs de la DG; après le film, un exposé important de Kidist Bartolomeos, de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), a souligné qu'il est nécessaire que les communautés s'impliquent dans le domaine médical, en tant qu'acteurs clés de la société civile et dans la prévention de la violence armée. Voir le site du Congrès mondial. |
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Dépenses militaires et OdM à la Conférence du Département de l’information de l’ONU et des organisations non gouvernementales (DPI/ONG) à Melbourne |
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La santé était le grand thème de la 63ème Conférence annuelle DPI/NGO de l'ONU qui s'est tenue à Melbourne, Australie, du 30 août au 3 septembre: "Progresser dans la santé: Réaliser les Objectifs du Millénaire pour le développement". Des médecins se sont efforcés de montrer que le coût de la violence armée est une question touchant à la santé. La Déclaration finale de la Conférence, adoptée par 1600 participants représentant plus de 350 ONG de plus de 70 pays, souligne qu'il est " inacceptable que tant d'enfants et d'adultes dans les pays à faibles revenus continuent de souffrir de maladies évitables ou d'invalidité, et de mourir prématurément chaque année." Cathey Falvo, MD, MPH (Etats-Unis), de l'Association internationale des médecins pour la prévention de la guerre nucléaire (IPPNW), était membre du Comité de planification de la conférence; elle a participé à la rédaction de la Déclaration finale et présidé l'une des tables rondes sur "Equité, droits et progrès en vue de la réalisation des OdM". Le Dr. Sue Wareham, de l'association médicale pour la prévention de la guerre (MAPW, IPPNW/Australie) était l'un des orateurs lors de la dernière table ronde et a exposé clairement le lien qui existe entre les dépenses militaires et l'absence de progràs dans la réalisation des OdM, un des points qui n'a été que rarement mis en lumière lors de cette conférence. Grâce aux efforts de ce médecin, il a été inclus dans la déclaration finale qui invite les donateurs de faire en sorte que les dépenses militaires des Etats soient utilisées autrement, « pour la formation de personnel de santé et de professeurs et le développement d'infrastructures ». Voir le compte-rendu de la conférence pour un exemplaire de la déclaration des ONG et d'autres documents. |
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La violence: un des thèmes de Safety 2010, Londres |
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Le thème de la prévention de la violence était présent dans toutes les séances de la 10e Conférence mondiale sur la prévention des blessures et la promotion de la sécurité, ou "Safety 2010, qui s'est tenue récemment à Londres, du 21 au 24 septembre. Safety 2010 est la grande conférence qui réunit les acteurs de la prévention des blessures non intentionnelles et de la violence venus du monde entier pour débattre et échanger des informations et des expériences. Cette manifestation est coparrainée par l'OMS. Le thème principal de cette année était: "Des communautés équitables et en sécurité". Il a été choisi pour faire réfléchir au fardeau disproportionné de presque tous les types de blessures qui affectent les communautés les plus pauvres des différents pays, les pays et même les régions les plus pauvres. Le programme de la conférence comprenait de nombreux exposés, des panneaux scientifiques et des réunions parallèles en provenance du monde entier sur la violence armée, allant du coût économique de la violence aux témoignages personnels de victimes de violence domestique, des statistiques nationales en matière d'homicides à un nouvel appel en faveur d'alliances intersectorielles entre la justice pénale et le domaine de la santé, des techniques de surveillance des blessures en Afrique à la violence sexuelle en Thaïlande. Le secrétariat de la Déclaration de Genève était présent à un stand qui a eu de nombreux visiteurs. Le fildm Faces of Violence, produit par des collaborateurs de la DG, a été projeté plusieurs fois au cours de séance spéciales consacrées à la projection de films et à des photographies durant la conférence. On trouvera des résumés de tous les exposés sur le site, sur la prévention des blessures. Vous trouverez aussi des informations sur la prochaine conférence Safety 2012, Nouvelle Zélande, du 1er au 5 octobre 2012. |
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Global Response 2010 – conférences d'experts sur les conflits violents et la santé |
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Pour rassembler tous les acteurs impliqués dans la prévention et la gestion des conséquences des conflits violents dans le domaine de la santé, le processus Global Response 2010 a lancé une série d'activités, dont cette conférence qui s'est tenue à l'université de Copenhague et qui a réuni 150 experts représentant de grandes institutions universitaires, des organisations de la société civile et les Nations Unies, et notamment les universités de Harvard, Yale et Oxford, le HCR et l'OMS, l'Association internationale des médecins pour la prévention de la guerre nucléaire (IPPNW), la Croix Rouge, Médecins sans frontières et de nombreuses autres organisations. Le processus Global Response s'est centré sur trois thèmes en parallèle: 1) Causes communes des conflits violents et de la mauvaise santé et les liens entre eux; 2) Documentation des conséquences des conflits violents en matière de santé; 3) Le rôle du secteur de la santé et des professionnels de la santé avant, pendant et après les conflits violents. La conférence Global response de Copenhague était organisée par Global Doctors, en collaboration avec, notamment, l'université de Copenhague, la section danoise d'IPPNW, le Projet Medical Peace Work et l'Association médicale du Danemark. Le compte-rendu de la Conférence a été publié sous forme d'un rapport final et les conclusions des exposés et des groupes de travail sont synthétisées pour la publication. Voir le rapport de la conférence. |
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Sommet sur les Objectifs du Millénaire pour le développement et la réduction de la violence armée |
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Des organisations de la société civile travaillent depuis la Conférence d'Oslo sur la violence armée (mai 2010) en vue d'assurer la promotion de stratégies et de programmes de réduction de la violence armée dans les phases préparatoires du Sommet sur les Objectifs du Millénaire pour le développement. Un certain nombre de ces organisations étaient présentes à New York pendant la tenue du Sommet (20-22 septembre 2010) afin de suivre de près le débat sur les OdM. Ce sommet a aussi offert l'occasion d'organiser une manifestation parallèle spécifique, "Réaliser les OdM: faire face aux conflits, à la fragilité et à la violence armée", au cours de laquelle des représentants de haut niveaux d'Etats affectés et de grandes organisations internationales on débattu de l'impact des conflits sur le développement et souligné la nécessité d'aborder le problème général de la violence armée dans son ensemble. Le résultat de ces efforts est mitigé. Bien que la violence armée ne figure pas dans le Document final adopté à l'issue du Sommet, près de 64 Etats ont mentionné dans leurs déclarations officielles la paix et la sécurité, la violence armée ou le conflit et la fragilité comme des élément-clés faisant obstacle à la réalisation des OdM. A la suite de ce Sommet, les organisations de la société civile et les gouvernements membres du Groupe de la DG se réuniront cette année encore pour se mettre d'accord sur des stratégies permettant de partir des résultats du Sommet pour continuer à s'engager en faveur d'une réduction effective de l'impact de la violence armée sur le développement. Voir le document final. |
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| Quantification et recherche | ![]() |
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Un plaidoyer solide et un bon établissement de programmes reposent sur des preuves bien fondées. De bonnes preuves, à leur tour, dépendent d'une recherche sérieuse. Le processus de la Déclaration de Genève soutient la recherche aux niveaux national et local, afin de pouvoir intervenir en toute connaissance de cause, mais aussi pour promouvoir la prise de conscience quant aux risques et aux dangers qu'entraînent la violence armée et le sous-développement. Les faits qui suivent sont des exemples de recherches innovatrices et pionnières qui ont éclairé les liens existant entre la violence armée et le développement. |
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Etats-Unis: Un rapport sur l'espérance de vie et la violence armée à New York |
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La violence des armes à feu à New York contribue, selon un rapport du Département de la santé de cette ville, à élargir le fossé entre les sexes en matière d'espérance de vie. Ce rapport montre que les hommes de New York courent plus de risque que les femmes de mourir avant l'âge de 65 ans. Il conclut qu'un facteur important à cet égard est le nombre d'homicides liés aux armes à feu; la moitié de toutes les victimes d'homicides dans la ville sont des hommes entre 18 et 34 ans, dont près de 75% ont été tués par balles. Dans un commentaire sur le rapport, un journaliste a remarqué que "Chacun de ces meurtres représente une tragédie individuelle. Mais du point de vue de la sobre analyse statistique, c'est la ville dans son ensemble qui souffre … Le nombre des homicides est particulièrement frappant s'agissant d'hommes noirs entre 18 et 34 ans. Le Département de la santé estime que ce nombre représente 3 fois celui qui affecte les hommes Latinos, 12 fois celui des hommes blancs et 70 fois celui des hommes originaires d'Asie." Ainsi, un moyen sûr d'augmenter l'espérance de vie des jeunes hommes, et surtout des noirs, est de les persuader de renoncer à leurs armes à feu. Voir l'article original. |
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La morgue, une source de données sur les traumatismes: Vers des Lignes directrices sur les données récoltées dans les morgues pour la surveillance des blessures mortelles |
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Une information préliminaire sur un test pilote pour l'enregistrement des données récoltées à la morgue, afin de cerner plus précisément le contexte des décès dans les pays à bas et moyen revenu, a été présentée lors de plusieurs séances de Safety 2010, notamment par des représentants de l'OMS et du programme Global Burden of Disease. Les traumatismes constituent un problème de santé publique important et évitable qui représente 10% des décès dans le monde; on estime que 90% d'entre eux se produisent dans les pays à bas et moyen revenu. Pour surmonter l'obstacle que constituent les données inexactes dans ces pays, un système simple et peu coûteux d'enregistrement à la morgue est en voie d'élaboration, en concertation avec l'OMS. Il permettra d'informer, de diriger et de surveiller les interventions de prévention des traumatismes et l'élaboration de politiques dans ces pays. Il existe de nombreuses difficultés dans l'établissement de lignes directrices internationales pour la surveillance des données fournies par la morgue, comme on le souligne ici. Voir les résumés pour 1506 Safety 2010. (N Grills, J Ozanne-Smith*, K Bartolomeos Correspondence: Department of Epidemiology and Preventative Medicine, Monash University, Victorian Institute of Forensic Medicine, 6/157 Kent Street, Ascot Vale 3032, Australia) |
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Surveillance des blessures en Afrique: mise à jour du sous-groupe Global Burden of Disease Injury |
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Une réunion du projet "Global Burden of Disease (GBD) en Afrique s'est tenue à Swansea (Abertawe en gaélique), ville de la côte du Pays de Galles, Royaume Uni, les 17 et 18 septembre derniers. Ce projet a pour but d'améliorer les évaluations du fardeau que constituent les traumatismes en Afrique sub-saharienne à partir de toutes les sources de données disponibles dans chaque pays. Lors de cette réunion, les résultats de six pays Africains ont été présentés (Soudan, Ghana, Nigéria, Ouganda, Mozambique, Ethiopie). Ce projet est dirigé par le Department of Global Health and Population, Harvard School of Public Health, et financé par une subvention du plan stratégique de la Banque mondiale Global Road Safety Facility . Pour de plus amples informations, consulter le site. |
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Estimation des coûts de santé dus aux blessures dues aux armes à feu à l'Hôpital national Kenyatta, Nairobi, Kenya |
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C'est avec des armes à feu que se commettent principalement des violences et des blessures. La prolifération et l'usage abusif des armes légères et de petit calibre ont été au nombre des principaux coupables en Afrique orientale et centrale. La présente étude analyse les coûts directs encourus par les patients traités pour blessures par balles au Kenyatta National Hospital (KNH). Il s'agit d'une étude descriptive menée durant 10 ans dans le plus grand hôpital de la région qui assure les soins aux patients et l'enseignement. Cette étude a été menée par ses auteurs pour l'Institute for Security Studies (ISS). Voir résumé 0234, Safety 2010: http://injuryprevention.bmj.com/. (W A Odhiambo, A Muchai, P Njuguna, G Lamb, D Domnique Correspondence: College of Health Sciences, University of Nairobi/Institute for Security Studies, P.O. Box 21253, Nairobi, Kenya) |
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Répartition géographique des risques de mort par homicide à Puerto Rico, 2000-2007 |
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L'usage d'armes à feu est le moyen le plus répandu pour la perpétration d'homicides à Puerto Rico. Chaque année, la proportion des homicides par armes à feu est de 80% au moins. La répartition géographique du risque cumulatif moyen de mort par homicide a été décrite pour une période de huit ans dans les 78 municipalités de Puerto Rico; 38 d'entre elles signalent moins de 20 cas pour la période de huit ans couverte par l'analyse (43,6%). Pour ces municipalités, le taux cumulatif ou de risque n'a pas été calculé. Parmi les onze municipalités figurant dans le quartile le plus élevé (marquées en rouge), neuf sont situées au nord-est de l'île où se situe aussi la métropole de San Juan (San Juan, Cataño, Toa Baja, Carolina, Loiza, Canovanas, Gurabo, Luquillo et Fajardo). Le risque de décès par homicide varie dans ces municipalités entre 1 sur 18 habitants et 1 sur 64. (Référence: Geographic Distribution of Risk of death due to homicide in Puerto Rico, 2000-2007,” Zavala, DE, Orengo JR, Charneco ML, Concha-Eastman A. Injury Prevention. Septembre 2010. Vol.16, Supplement No. 1. p A40.) |
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| Programmes | ![]() |
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Le processus de la Déclaration de Genève invite tous les Etats membres des Nations Unies ainsi que les ONG à adopter des méthodes proactives et globales de prévention et de réduction de la violence armée sur le terrain. Heureusement, des milliers d'initiatives visant à réduire la violence sont actuellement en cours dans le monde. Nombre d'entre elles s'inspirent de perspectives liées au développement pour combattre la violence. Le choix que nous offrons ci-après ne présente qu'une esquisse de ce qui se fait chaque jour dans les communautés touchées. Pour encourager la formation et améliorer la pratique, le Groupe pilote de la Déclaration de Genève aide un certain nombre de "pays-cibles" à projeter, planifier, mettre en œuvre et évaluer leurs activités visant à la réduction de la violence. On trouvera des informations à ce sujet sur le site de la Déclaration de Genève. |
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Nigéria: Promouvoir la paix et la santé grâce à une radio indépendante |
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La radio est pour le public africain la principale source de nouvelles et d'informations. Des études ont montré qu'un taux élevé d'analphabétisme, ainsi que le coût élevédes autres médias, font de la radio – et particulièrement de la radio communautaire – un média privilégié. Peu de personnes ont les moyens d'acheter un journal quotidien, mais tout le monde, ou presque, a accès à un récepteur radio. Au Nigéria, où la radio est en général sous le contrôle des émetteurs du gouvernement, il est particulièrement nécessaire de développer des stations de radio communautaires avec des contenus valables. En Afrique, le pouvoir de la radio n'a pas toujours été utilisé pour le bien de tous. Le génocide du Rwanda, en 1994, a été orchestré de manière significative par des émissions incendiaires. Depuis lors, des agences de l'ONU et des ONG se sont efforcées de faire en sorte que les ondes radio soient utilisées pour promouvoir le développement communautaire, l'éducation et la prévention de la violence. Des étudiants en médecine, membres de la Society of Nigerian Doctors for the Welfare of Mankind (IPPNW /Nigeria), ont lancé une série d'émissions intitulée " Bringing Peace to the People" (Apporter la paix à tous) sur les ondes de la radio Silverbird Rhythm FM 93.7 à Jos, Nigéria, une ville qui a connu à plusieurs reprise des éruptions de violence armée. Cette série était destinée à instruire les gens, et notamment les jeunes, sur les effets de la violence sur la santé et les encourager à travailler pour la paix au Nigéria. SNDWM coopère avec d'autres groupes de la société civile en vue de promouvoir une culture de paix. Silverbird Rhythm 93.7 est très écouté, en particulier par la jeunesse nigériane. "Bringing Peace to the People" est l'une des premières tentatives d'utiliser la radio pour le bien des communautés dans ce pays. Ce projet cherche des financements pour pouvoir continuer ses activités. Vous pouvez contacter : Dr. Ogebe Onazi à l'adresse ogebe.o@gmail.com, et consulter pour de plus amples informations le site www.ippnw.org. |
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Etats-Unis: Urban Networks to Increase Thriving Youth |
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(Réseaux urbains pour des jeunes en pleine forme). Urban Networks To Increase Thriving Youth (UNITY) est un projet de l'Institut pour la prévention aux Etats-Unis: http://www.preventioninstitute.org/; il a pour but de soutenir et renforcer les villes en matière de prévention de la violence avant qu'elle ne se produise et de contribuer à poursuivre ces efforts. Les jeunes subissent la violence de plein fouet et ceux qui vivent dans les zones urbaines en sont affectés de manière disproportionnée. Il est temps d'envisager de nouvelles méthodes. Pour optimiser les ressources existantes et encourager la durabilité, UNITY propose un changement de paradigme – passer des programmes à une stratégie. De nombreuses villes n'ont pas de plan prévoyant des collaborations, ni une stratégie clairement définie pour prévenir la violence avant qu'elle ne se produise. Elles ont besoin d'aide pour prévenir la violence de manière plus efficace et améliorer la qualité de vie des jeunes de nos cités. D'autres sont déjà à l'œuvre et peuvent faire part de leurs réussites et consolider leurs efforts. Toutes ont besoin de politiques efficaces et de ressources au niveau fédéral, afin de renforcer et de maintenir leurs priorités. UNITY a été créé pour aider et jouit du soutien des US Centers for Disease Control and Prevention (Centres pour le contrôle et la prévention des maladies). Voir le site. |
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International: Réseau "Safe communities" (Sécurité des communautés) |
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Le projet "Safe communities" (sécurité des communautés) a vu le jour officiellement lors de la Première conférence mondiale sur la prévention des accidents et des traumatismes, qui s'est tenue à Stockholm, Suède, en septembre 1989. Le Manifeste pour la sécurité des communautés, résolution adoptées par la conférence, déclare que "Tous les être humains ont un droit égal à la santé et à la sécurité". C'est là un aspect fondamental de la stratégie "Santé pour tous" de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et de son programme mondial sur la prévention des accidents et du contrôle des traumatismes. Ce principe a inspiré des actions communautaires dans le monde entier, en vue de la sécurité communautaire. L'initiative Sécurité des communautés présente des différences par rapport aux autres programmes de prévention des traumatismes. Dans ce cas, c'est la communauté qui joue le rôle principal. L'expression "safe communities" – sécurité des communautés – implique que celles-ci aspirent à la sécurité par une approche structurelle, et non pas qu'elles jouissent d'une sécurité parfaite. Des méthodes innovatrices d'éducation et de changements de l'environnement, liées à des mesures législatives et des mises en œuvre appropriées, constituent un premier pas important pour parvenir à la sécurité d'une collectivité. Aucune méthode, à elle seule, n'est suffisante pour faire changer les comportements existants. Les médias, par exemple, peuvent être un outil très efficace pour accroître la prise de conscience du public. Des programmes visant à prévenir et contrôler les traumatismes et les accidents doivent définir et caractériser le problème des blessures et évaluer l'efficacité des interventions de contrôle de celles-ci. Bien que l'épidémiologie ne soit pas au cœur du projet Sécurité des communautés, l'importance vitale qu'elle revêt doit être prise en considération. L'institut Karolinska de Suède est le Centre de collaboration avec l'OMS qui coordonne le réseau "Safe communities". Pour plus d'informations, voir http://www.phs.ki.se/csp/. |
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Contrôlez les armes, le TCA et son message en matière de santé publique |
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La campagne Contrôlez les armes, organisée par Amnesty International, Oxfam et IANSA a restructuré récemment son comité de direction et comprend désormais des professionnels de la santé; celui-ci s'efforce d'intégrer la perspective de la santé publique ainsi qu'un message relatif aux droits humains, dans ses déclarations et ses actions. Depuis 2003, la Campagne a appelé à la conclusion d'un traité sur le commerce des armes (TCA) fort et efficace, un instrument international contraignant qui réunira et consolidera les obligations actuelles des Etats en vertu du droit international. S'il est appliqué comme il convient, un tel TCA pourrait réduire le coût humain lié à la prolifération des armes conventionnelles. Il pourrait empêcher les fournisseurs d'armes peu scrupuleux de trouver le maillon faible de la chaîne de fourniture d'armes et veiller à ce que tous les exportateurs et importateurs d'armes respectent les mêmes normes strictes en matière d'utilisation, de gestion et de transfert d'armes, permettant ainsi que le monde devienne plus sûr. L'idée d'un TCA a été lancée par des lauréats du Prix Nobel et élaborée par des juristes, des organisations des droits de l'homme et des ONG humanitaires. Cette idée a aujourd'hui l'appui d'un nombre croissant de gouvernements (153 à ce jour), de même que de plus de 800 organisations de la société civile du monde entier. Les membres du Comité directeur de la campagne ont été actifs ces derniers mois auprès du Premier comité des Nations Unies et lors d'autres réunions traitant du TCA. Voir le site du TCA http://www.controlarms.org/fr. |
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Action intersectorielle sur la santé publique et la justice pénale |
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Le groupe de travail de liaison de l'OMS sur la justice pénale de l'Alliance pour la prévention de la violence a invité à une action intersectorielle des secteurs de la santé publique et de la justice pénale au cours d'une réunion spéciale tenue dans le cadre de Safety 2010. Il s'agit d'un appel à la collaboration, au partenariat, à la création de projets pilotes, une invitation aux décideurs de ces deux secteurs à s'engager, partout dans le monde, à endiguer la déferlante de violence. Ce texte déclare que la violence n'est pas un problème social insoluble, ni un élément inévitable de la condition humaine. Nous pouvons faire beaucoup pour la prévenir et la combattre. Le poids principal de la violence pèse sur le secteur de la justice pénale et de l'application de la loi, ainsi que sur celui de la santé. Une meilleure collaboration entre ces secteurs pourrait contribuer à faire la différence en vue de réduire la violence …" Pour de plus amples informations et pour vous associer à cet effort, contactez: Detective Chief Superintendent John Carnochan, Violence Reduction Unit (VRU) dans le cadre de la Strathclyde Police force, Glasgow, Scotland john.carnochan@strathclyde.pnn.police.uk ou consultez le site Action on Violence ou encore le site VPA. |
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| Publications | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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Pour d'autres publications, consultez également le site Internet de la Déclaration de Genève. |
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Medicine, Conflict and Survival |
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Medicine, Conflict and Survival est un périodique international destine à toutes les personnes intéressées à l'aspect santé dans les domaines de la violence et des droits humains. Il aborde des thèmes tels que: causes et conséquences de la guerre et de la violence collective; effets sur la santé et sur l'environnement de la guerre et des préparatifs de guerre, notamment des armes nucléaires, radiologiques et biologiques de destruction massive; influence de la guerre eet des préparatifs en vue de la guerre sur les services sanitaires et sociaux, et répartition des ressources mondiales; violations des droits de l'homme; méthodes non violentes de la résolution de conflits; aide médicale et humanitaire dans les situations de conflit; relations entre l'environnement, le développement et la sécurité mondiale; rôle et responsabilité des gouvernements et de la gouvernance internationale en matière de réduction des risques de conflits violents. Voir le site. |
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Preventing intimate partner and sexual violence against women |
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La violence entre partenaires et la violence sexuelle sont des problèmes de santé importants et universels. Dans le cadre de sa Campagne mondiale pour la prévention de la violence, l'OMS accorde une attention croissante à la prévention primaire de la violence entre partenaires. Preventing intimate partner and sexual violence against women: taking action and generating evidence est un outil important pour ceux qui font des recherches sur la prévention de la violence, les praticiens et les avocats; il offre une structure de planification pour l'élaboration de politiques et de programmes de prévention de la violence entre partenaires et de la violence sexuelle. Ce guide montre la nature, l'ampleur, les risques et les conséquences de ces violences. Il esquisse des stratégies permettant de prévenir ces formes de violence contre les femmes et montre comment elles peuvent être adaptées aux besoins, aux capacités et aux ressources des divers contextes. Il souligne aussi combien il importe d'intégrer l'évaluation scientifique à toutes les activités de prévention, afin de mettre en lumière ce qui fonctionne. Il offre un parcours en six étapes pour la planification, la mise en œuvre et l'évaluation des politiques et des programmes de prévention. L'OMS a élaboré ce guide en collaboration avec la London School of Hygiene and Tropical Medicine. Voir le site de l'OMS. |
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War and Public Health, nouvelle édition révisée |
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Ce livre, qui constitue la première évaluation détaillée des relations entre la guerre et la santé publique, décrit les conséquences de la guerre pour la santé publique et décrit ce que les professionnels de la santé peuvent faire pour alléger ces effets et même pour prévenir la guerre. On y traite notamment des conséquences de la guerre pour les humains, des sanctions économiques, des effets de la production des armes et des essais nucléaires, des armes chimiques et biologiques, du bioterrorisme, du développement de la "culture de paix", etc. Les rédacteurs déclarent qu'ils souhaitent que ce livre ne soit pas seulement une description des conséquences de la guerre, mais qu'il encourage aussi les professionnels de la santé à agir en faveur d'une paix durable et de méthodes non violentes de résolution des conflits, et à mettre des ressources destinées à la guerre à la disposition d'initiatives en faveur de la santé. Barry S. Levy MD MPH et Victor Sidel MD. Oxford University Press. |
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Nouveau en ligne: TEACH-VIP (Violence and Injury Prevention) course |
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(Cours en ligne sur la prévention de la violence et des traumatismes). TEACH-VIP E-Learning, un outil gratuit élaboré par l'OMS et l'EDC, est un programme de formation individuelle sur la prévention de la violence et des traumatismes destiné aux professionnels de la santé publique et autres prestataires de soins de santé, au personnel des ministères de santé publique et d'organisations non gouvernementales, aux étudiants des écoles de médecine, de soins infirmiers et de santé publique. TEACH-VIP E-Learning traite une large palette de questions touchant à la compréhension et à la prévention des blessures, de la violence et du suicide. Il comprend des exposés détaillés sur la manière d'utiliser les données permettant de comprendre le problème des traumatismes et de créer des programmes visant à traiter ces problèmes. Les participants peuvent choisir dans une offre de 20 leçons pour acquérir une expérience correspondant à leurs besoins et à leurs horaires. Le temps nécessaire pour une leçon est d'environ une heure – mais des activités facultatives et des lectures sont proposées et peuvent prolonger le temps nécessaire à chaque leçon. Consultez le site. |
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| Faites-nous connaître votre avis | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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Pour plus d'informations: Souhaitez-vous faire part d'informations sur des activités en cours dans votre pays et signaler des publications qui traitent de l'interface entre la prévention et la réduction de la violence armée et le développement? Si vous connaissez des projets couronnés de succès, passés ou en cours, dont vous pensez qu'ils pourraient être utiles, partagez-les avec nos lecteurs. Pour prendre contact avec la rédaction, envoyez un e-mail à l'adresse: newsletter@genevadeclaration.org. Ce bulletin est publié et diffusé par le Bureau Quaker auprès des Nations Unies (QUNO) à Genève; il cherche à sensibiliser ses lecteurs aux questions et aux programmes liés au développement et à la violence armée et à accroître l'engagement en faveur du processus de la Déclaration de Genève. QUNO a été chargé par le groupe des Etats adhérant à la DG d'informer la société civile sur le processus de la Déclaration de Genève. |
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