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  Bulletin sur la prÉvention et rÉduction de la violence armÉe Numéro 10, Février 2010  
 
  Plaidoyer   Quantification et recherche   Programmes  
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Conférence d'Oslo sur la violence armée et les Objectifs du millénaire

Le Groupe des Etats adhérant à la DG étudie de nouvelles actions

  

Amérique centrale: Rapport sur le coût élevé de la violence

Comprendre la violence: Le rôle des systèmes de surveillance des blessures en Afrique

Un nouveau rapport suscite le débat sur l'estimation des coûts humains de la guerre

Atelier sur les indicateurs de la violence armée

  

Brésil: À Petrolina le taux de criminalité est en baisse

Etats-Unis: Le Programme "Cessez-le-feu" réduit la violence des armes à feu

Philippines: Une école de rue sur charrette à bras contribue à casser les bandes de jeunes

Amérique latine: Activités des Nations Unies en vue de la surveillance et de la prévention de la violence armée

 
                         
  Publications  
 

Development Outreach: Fragility and Conflict

Security and Development: Searching for Critical Connections

Preventing violence and reducing its impact: How development agencies can help

 
 
 
  Plaidoyer Advocacy  
 
 

A ce jour, la Déclaration de Genève a été adoptée officiellement par 108 pays, le Luxembourg étant le plus récent à y adhérer. En adhérant à la Déclaration de Genève, les Etats doivent s'engager à mettre tout en œuvre pour aboutir, à l'horizon 2015 à une réduction quantifiable de la violence armée. L'adhésion signifie aussi que les Etats doivent faire preuve de transparence et d'ouverture en ce qui concerne la nature et la gravité de la violence armée sur leur territoire.

 
 
     
 
 

Conférence d'Oslo sur la violence armée et les Objectifs du millénaire

 
 
         

Les 21 et 22 avril 2010, le Gouvernement norvégien et le PNUD organisent ensemble à Oslo une "Conférence de haut niveau sur la violence armée et les objectifs du millénaire" (ODM). Sur la base de la dynamique et des engagements pris dans le cadre de la Déclaration de Genève, ainsi que sur le Rapport du Secrétaire général sur la violence armée et le développement (A/64/228), cette conférence s'efforcera de trouver un accord sur une série d'engagements concernant des mesures pratiques en vue de parvenir, d'ici à 2015, à une réduction mesurable de la violence armée. Cet accord contribuera à s'assurer que la réduction et la prévention de la violence armée soient intégrées au processus d'examen des ODM qui doit avoir lieu cette année.

Plus de 60 Etats ont été invités à participer à cette conférence d'Oslo qui réservera une demi-journée à des intervenants du niveau ministériel, puis une journée et demi à des discussions de travail. La partie initiale, consacrée aux interventions des représentants du niveau ministériel, comprendra la présentation et l'adoption des "Engagements d'Oslo". Les discussions qui suivront auront pour objet la mise en œuvre pratique de ces engagements, et notamment des thèmes tels que l'assistance aux victimes, l'intégration aux programmes de développement, ainsi que la quantification et les indicateurs.

Il importe de noter que des groupes de la société civile seront invités à participer à cette conférence sur un pied d'égalité, à déléguer des participants aux tables-rondes et à participer aux discussions en plénière avec les délégations gouvernementales. Avant la conférence, une journée sera consacrée à un forum destiné aux délégués de la société civile. Cette conférence offre à la société civile une occasion de choix de coopérer avec les Etats afin d'élaborer et de mettre en œuvre des engagements concrets visant à réduire la violence armée. Pour des précisions sur la participation de la société civile à cette manifestation, prenez contact avec pstratton@aoav.org.uk. Et pour de plus amples informations, visitez le site internet de la conférence d'Oslo (website).

 

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Le Groupe des Etats adhérant à la DG étudie de nouvelles actions

 
 
         

La 12ème réunion du Groupe des Etats adhérant à la Déclaration de Genève a eu lieu le 9 février à Genève. Une discussion sur la prochaine Conférence d'Oslo (voir ci-dessus) et les occasions qu'elle offre a constitué un thème important de cette réunion. La Norvège, membre du Groupe des Etats adhérant à la DG, a exposé sa conception de la conférence et Seb Taylor, membre d'Action contre la violence armée (Action on Armed Violence) a esquissé la participation prévue de la société civile. Le Groupe a reconnu que la conférence d'Oslo mettra en lumière l'importance que revêt la prévention et la réduction de la violence armée pour la progression du développement en général et pour la réalisation des ODM en particulier.

Etant donné le lien étroit qui existe entre les thèmes d'Oslo et ceux de la DG, le processus de la DG va cibler le Sommet sur les Objectifs du millénaire, qui se tiendra à l'ONU en septembre prochain, comme un évènement clé en 2010. Dans les discussions concernant ce Sommet, il est apparu clairement que cet évènement offrira une excellente occasion de mettre en lumière la relation existant entre la violence armée et le développement. Mais il ne faudrait pas prendre cet évènement comme une possibilité de créer un nouvel ODM basé sur la sécurité. Au contraire, il devrait être considéré comme une question transversale qui devrait être prise en compte si l'on veut que les ODM puissent se réaliser.

Le Groupe a étalement envisagé la possibilité de proposer une deuxième Résolution de l'Assemblée générale de l'ONU sur le thème de "la promotion du développement par la réduction et la prévention de la violence armée." De même, le Groupe a pris note d'un certain nombre de possibilités offertes en 2010 pour jeter des ponts en direction d'autres initiatives telles que le Forum urbain mondial d'UN Habitat, qui se tiendra en mars à Rio de Janeiro, et la 4ème réunion des Etats sur les armes légères et de petit calibre, qui aura lieu à New York en juin. En outre, le rôle important des réunions régionales a été soulignée et on a exprimé l'espoir que des réunions en Asie du Sud-est / Pacifique et au Moyen-Orient puissent se tenir cette année, ainsi qu'un évènement en Amérique centrale au mois de mars.

Dans une discussion sur des questions liées aux programmes, des représentants du PNUD et d'Oxfam PNG ont décrit le défi que constitue la mise en œuvre novatrice de programmes sur la violence armée et le développement dans le contexte touché par la violence de la Papouasie Nouvelle Guinée, l'un des pays cibles de la DG. Les intervenants ont souligné la difficulté d'obtenir des programmes parrainés par des institutions internationales, gouvernementales ou non, en vue de passer d'activités de "fourniture de services" à des programmes communautaires qui s'attaquent aux racines de la violence armée.

 

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  Quantification et recherche Measurability  
 
 

Un plaidoyer solide et un bon établissement de programmes reposent sur des preuves bien fondées. De bonnes preuves, à leur tour, dépendent d'une recherche sérieuse. Le processus de la Déclaration de Genève soutient la recherche aux niveaux national et local, afin de pouvoir intervenir en toute connaissance de cause, mais aussi pour promouvoir la prise de conscience quant aux risques et aux dangers qu'entraînent la violence armée et le sous-développement. Les faits qui suivent sont des exemples de recherches innovatrices et pionnières qui ont éclairé les liens existant entre la violence armée et le développement.

 
 
     
 
 

Amérique centrale: Rapport sur le coût élevé de la violence

 
 
         

La violence, en Amérique centrale, a entraîné en 2006 des coûts se montant approximativement à $ 6,5 milliards - ce qui correspond à 7,7% du Produit intérieur brut (PIB) - selon les résultats d'une étude intitulée "Les coûts économiques de la violence en Amérique centrale" (Los costos económicos de la violencia en Centroamérica), menée par le Conseil national de la sécurité publique (CNSP) de la Présidence d'El Salvador. Un facteur important entrant dans le calcul est le taux d'homicides perpétrés dans la région, 36,6 sur 100 000 habitants – un chiffre qui fait de l'Amérique centrale la région la plus violente du continent. Le rapport du CNSP montre aussi que ce ne sont pas toujours les pays les plus pauvres qui sont les plus violents, et inversement. Selon ce rapport, la raison en est que les expressions les plus marquées de la violence ne se concentrent pas nécessairement dans les régions les plus pauvres d'Amérique centrale, mais dans les contextes où diverses questions économiques, politiques et sociales s'additionnent de manière perverse. Il semble s'avérer que, plus que la pauvreté, ce sont les inégalités de revenu et de chances, ainsi que d'autres facteurs sociaux, culturels et psychologiques qui sont les causes les plus importantes de la violence". Texte complet: article ici.

 

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Comprendre la violence: le rôle des systèmes de surveillance des blessures en Afrique

 
 
         

Ce rapport montre comment un élément d'une approche de la prévention des blessures, sous l'angle de la santé publique, peut être utilisé dans le contexte de pays en développement pour diagnostiquer des problèmes liés à la violence. Dans certaines régions d'Afrique, des morts violentes peuvent être l'une des causes principales de mortalité prématurée. Un outil important pour la récolte de données est le système de surveillance. Courants dans de nombreux hôpitaux et cabinets de consultation, de tels systèmes permettent d'enregistrer chaque cas de maladie ou de blessure d'un individu qui entre dans le système sanitaire. Cette information peut alors être suivie de près et permettre d'identifier l'apparition d'épidémies, de maladies communes et de blessures à répétition et d'alerter les décideurs au sujet des maladies et des blessures qui affectent le plus la population et à propos desquelles il faut intervenir au niveau politique. Un chapitre du rapport étudie un projet pilote qui s'est centré sur les systèmes de surveillance des blessures dans cinq hôpitaux de cinq pays africains différents. Cette analyse permet de comprendre les exigences de la mise en œuvre et du maintien d'un système de surveillance dans des circonstances difficiles. . (Diego E. Zavala and Jennifer M. Hazen. 2009. Geneva Declaration Working Paper, 2009). Cliquez ici pour télécharger.

 

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Un nouveau rapport suscite le débat sur l'estimation des coûts humains de la guerre

 
 
         

Les efforts faits pour prévenir ou réduire la violence armée dépendent d'indices sûrs, mais quelle est la meilleure méthode pour récolter ce type d'information? Si les experts ne s'accordent pas sur les méthodes, ils peuvent arriver à des conclusions très différentes. Par exemple, la dernière publication du Projet du Rapport sur la sécurité humaine, au sujet du coût humain de la guerre, met en question une série de présupposés largement répandus sur les tendances mondiales dans le domaine de la violence en temps de guerre. Le rapport prétend que les taux de mortalité nationaux sont en baisse en raison de la nature plus localisée des conflits actuels et de l'augmentation spectaculaire de l'aide humanitaire. Le Secrétariat de la Déclaration de Genève reconnaît que des désaccords fondamentaux existent encore en ce qui concerne les méthodes de décompte des morts dues à des conflits. Il considère que le Rapport sur la sécurité humaine constitue une contribution importante au débat sur la manière de rechercher quel est le coût humain de la guerre et salue l'engagement des nombreux chercheurs qui s'efforcent d'améliorer la qualité des méthodes et des outils de collecte de données. Voir l'article à ce sujet sur le site de la DG, en introduction au débat.

 

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Atelier sur les indicateurs de la violence armée

 
 
         

Comme nous l'indiquions dans le dernier numéro de ce bulletin, le PNUD, en coopération avec le Secrétariat de la Déclaration de Genève, a accueilli à Genève, les 14 et 15 décembre 2009, un atelier d'experts sur les indicateurs de la violence armée. Cet atelier a réuni des experts de premier plan dans les domaines de la santé publique, de la politique sociale, de l'économie et de la criminologie pour passer en revue les indicateurs liés à la violence armée. Toute la documentation relative à cet atelier est maintenant disponible.

 

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  Programmes Programming  
 
 

Le processus de la Déclaration de Genève invite tous les Etats membres des Nations Unies ainsi que les ONG à adopter des méthodes proactives et globales de prévention et de réduction de la violence armée sur le terrain. Heureusement, des milliers d'initiatives visant à réduire la violence sont actuellement en cours dans le monde. Nombre d'entre elles s'inspirent de perspectives liées au développement pour combattre la violence. Le choix que nous offrons ci-après ne présente qu'une esquisse de ce qui se fait chaque jour dans les communautés touchées. Pour encourager la formation et améliorer la pratique, le Groupe pilote de la Déclaration de Genève aide un certain nombre de "pays-cibles" à projeter, planifier, mettre en œuvre et évaluer leurs activités visant à la réduction de la violence. On trouvera des informations à ce sujet à l'adresse: www.genevadeclaration.org.

 
 
     
 
 

Brésil: À Petrolina le taux de criminalité est en baisse

 
 
         

Située dans l'arrière-pays de Pernambouc, la municipalité de Petrolina est devenue un cas modèle de réduction de la violence au Brésil. Entre janvier et juin 2009, cette ville de près de 300 000 habitants a enregistré une baisse de 35,5% du nombre d'homicides par rapport au chiffre de la même période en 2008 (passant de 76 à 50 meurtres). Les chiffres relatifs à la sécurité indiquent aussi une baisse de 29,5% des cambriolages (de 671à 473). Le nombre des armes à feu saisies a augmenté de 22.6%. Selon Murilo Cavalcanti, secrétaire municipal de la Sécurité publique, ces résultats positifs sont dus à la coopération des forces de police, de la mairie, des autorités judiciaires et du Ministère public qui mènent des actions intégrées. Selon M. Cavalcanti, les principales questions concernant la violence à Petrolina sont liées à l'inégalité sociale et au fait que les jeunes n'ont rien à faire. "L'action combinée des drogues, de l'alcool et de l'absence d'une culture de la non-violence contribue au déclenchement d'actes violents. Il ne faut pas sous-estimer non plus le machisme, culture chauviniste mâle qui joue un rôle important dans la violence croissante, notamment à l'encontre des femmes", dit-il. Télécharger l'article.

 

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Etats-Unis: Le Programme "Cessez-le-feu" réduit la violence des armes à feu

 
 
         

“Le nombre des fusillades et des meurtres a dégringolé de 41 à 73 % dans les zones défavorisées de Chicago et de Baltimore grâce à un programme qui traite la violence à la manière d'une maladie infectieuse. Les initiateurs de ce programme intitulé CeaseFire dissent qu'il est basé sur un changement simultané d'attitudes et de comportement et qu'il peut fonctionner n'importe où … Une évaluation indépendante de CeaseFire menée sur trois ans et publiée l'année dernière par le Département de la justice a révélé qu'à Chicago, il a permis de réduire la violence dans toutes les communautés où il a été mis en œuvre… L'élément le plus important mais aussi le plus controversé, de ce programme visant à s'attaquer à la violence réside dans le fait d'envoyer des tireurs dans la rue en tant que médiateurs et accompagnants de jeunes." Article du New Scientist.

 

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Philippines: Une école de rue sur une charrette à bras contribue à casser les bandes de jeunes

 
 
         

Aux Philippines, le nombre des adolescents qui font partie de gangs urbains a explosé et s'élève, selon les estimations, à 130 000 jeunes. Au cours des 12 ans écoulés, Elfren Peñaflorida et son équipe de dix bénévoles ont enseigné les rudiments de la lecture et de l'écriture à des enfants vivant dans la rue. Leur outil principal: une classe aménagée sur une charrette à bras. Munie de livres, de stylos, de tables et de chaises, sa "Compagnie dynamique d'ados" (Dynamic Teen Company) recrée un environnement scolaire dans des lieux qui sont loin d'être conventionnels, comme par exemple un cimetière ou la décharge municipale. Aujourd'hui, des enfants de 2 à 14 ans viennent en foule à la charrette pour s'initier à la lecture, l'écriture, l'arithmétique et l'anglais. Depuis 1997, on estime que 10 000 membres ont contribué à enseigner plus de 1500 enfants des bidonvilles. L'organisation finance son action par la fabrication et la vente d'artisanat et la récolte de matériel recyclable. Grâce à son groupe, Elfren Peñaflorida a réussi à conseiller et accompagner d'anciens membres de gangs, des toxicomanes et des marginaux en qui il voit des potentialités, alors que d'autres ne les considèrent que comme des cas problématiques. Voir article.

 

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Amérique latine: Activités des Nations Unies en vue de la surveillance et de la prévention de la violence armée

 
 
         

Les gouvernements d'Amérique latine et des Caraïbes ont été invités par UN-LiREC à participer au premier examen régional des politiques visant à prévenir la prolifération des armes à feu et de la violence armée dans les centres d'enseignement. UN-LiREC a également demandé aux organisations de la société civile de réagir. Si vous souhaitez l'enquête en espagnol ou en anglais, envoyez un courriel à: programme@unlirec.org. La date butoir pour les réponses était fixée au 20 janvier et un rapport est en cours d'élaboration.

 

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  Publications  
 
 

Pour d'autres publications, consultez aussi le site de la Déclaration de Genève.

 
 
     
 
 

Development Outreach: Fragility and Conflict

 
 
         

(Volume 11, No. 2). Le numéro d'octobre 2009 de ce magazine de la Banque mondiale a pour thème principal les éléments nécessaires à la restauration de la sécurité et à l'aide au développement par un renforcement mutuel des stratégies. Après une introduction qui décrit le cercle vicieux de la pauvreté, de la fragilité et du conflit, les 19 articles qui suivent indiquent comment des praticiens mettent en œuvre la politique de développement de la Banque mondiale. Par exemple, l'article intitulé "Bottom-up State Building: Preventing violence at the community level" (Construire l'Etat de la base au sommet: prévenir la violence au niveau communautaire) analyse le lien existant entre la fragilité et l'homicide, en se basant sur les expériences du Kenya et de Haïti. L'auteur dégage les facteurs structurels qui ont amené à des niveaux importants de violence armée dans ces Etats, puis il souligne le besoin de sécurité au niveau communautaire et de politiques du développement. Il conclut: "le soutien donné à ces processus communautaires offre l'une des voies les plus prometteuses pour une paix durable". Un autre article intitulé “Building a Viable State: A delicate balance” (Construire un Etat viable: un difficile exercice d'équilibre), évalue les facteurs d'insécurité en Afghanistan, pays touché de plein fouet par le lien existant entre violence armée et développement. En raison du climat constant d'insécurité qui règne dans les zones rurales de ce pays, le développement humain de base et celui des infrastructures n'a pas pu être réalisé. N'ayant que peu de possibilités économiques licites, les populations locales n'ont pratiquement pas le choix et finissent par se trouver, directement ou indirectement, pris dans le conflit. "Là où la route cesse, l'insurrection commence." A télécharger ici.

 

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Security and Development: Searching for Critical Connections

 
 
         

Bien que tous ceux qui élaborent les politiques ainsi que ceux qui les appliquent aient adopté avec enthousiasme l'idée que la sécurité et le développement sont interdépendants, la nature et les implications de l'interaction dynamique entre les deux phénomènes sont loin d'être claires. Les auteurs de “Security & Development” évaluent avec réalisme les promesses et les défauts des politiques intégrées de sécurité et de développement comprises comme une stratégie de prévention des conflits. Traitant tout d'abord de questions transversales telles que la pauvreté, l'environnement et les rapides changements démographiques, cet ouvrage passe à des études de cas détaillées par pays. En analysant le lien entre sécurité et développement au Yémen, en Somalie, en Guinée-Bissau, en Namibie, en Guyana, au Kirghizistan et au Tadjikistan, les auteurs, au-delà de la rhétorique et des généralisations, apportent une contribution importante à la prévention des conflits, qui est à l'ordre du jour international. (Necla Tschirgi, Michal Lund and Francesco Mancini (ed.), a project of the International Peace Institute, Lynne Reinner Publishers, Boulder, CO, USA, 2010.) Voir le site internet.

 

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Preventing violence and reducing its impact: How development agencies can help

 
 
         

Trop souvent, ceux qui ont la possibilité d'agir ignorent l'impact de la violence sur le développement. Ce document, une publication de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) dans le cadre de sa Campagne mondiale de prévention de la violence, plaide pour que les agences internationales de développement accordent une attention accrue à la prévention de la violence. Il vise particulièrement à stimuler le dialogue sur le rôle des agences de développement dans le domaine de la prévention de la violence au niveau mondial. L'étude se fonde sur l'examen des sites internet de 22 agences de développement et offre un état des lieux préliminaire dans le domaine de la priorité accordée à la prévention de la violence dans les programmes internationaux de développement. Elle est centrée sur la violence interpersonnelle et celle qui est dirigée contre soi-même, "car il y a plus de gens qui perdent la vie, sont blessés et subissent dans leur santé les conséquences de la violence interpersonnelle et auto-infligée que de personnes qui meurent par l'effet de la violence collective." (OMS 2008) Télécharger.

 

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Pour plus d'informations: Souhaitez-vous faire part d'informations sur des activités en cours dans votre pays et signaler des publications qui traitent de l'interface entre la prévention et la réduction de la violence armée et le développement? Si vous connaissez des projets couronnés de succès, passés ou en cours, dont vous pensez qu'ils pourraient être utiles, partagez-les avec nos lecteurs. Pour prendre contact avec la rédaction, envoyez un e-mail à l'adresse: newsletter@genevadeclaration.org.

Ce bulletin est publié et diffusé par le Bureau Quaker auprès des Nations Unies (QUNO) à Genève; il cherche à sensibiliser ses lecteurs aux questions et aux programmes liés au développement et à la violence armée et à accroître l'engagement en faveur du processus de la Déclaration de Genève. QUNO a été chargé par le groupe des Etats adhérant à la DG d'informer la société civile sur le processus de la Déclaration de Genève.

 
 
 
 
  

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